Rencontrer et Saluer avec Dre Combaluzier

Rencontrer et Saluer avec Dre Combaluzier

Le ski est une passion pour tous les membres de l’#équipecanadiennedeski, mais chaque athlète a ses propres passions en dehors des pentes. Et pour certains, cette passion peut les mener dans des domaines passionnants, comme faire sa résidence en médecine! 

Rencontrez Katie Combaluzier, également surnommée Combo Katie, aussi appelée Dre Combaluzier à Gatineau, au Québec, où elle fait son premier stage de résidence. Nous nous sommes entretenus avec Katie pour savoir voir comment les choses se passent jusqu’à maintenant.

Q: Quelle a été ta première passion? La médecine ou le ski?

Le ski est incontestablement ma première passion. J’ai commencé à skier à l’âge de deux ans et c’était une activité que tous les membres de ma famille faisaient ensemble les week-ends. Cette passion pour le ski récréatif s’est ensuite transformée en un sport de performance lorsque j’ai commencé à faire de la compétition à 10 ans. Le ski occupe une grande place dans ma vie depuis mon enfance et a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui.

C’est grâce au ski que j’ai commencé à m’intéresser aux sciences du sport et c’est ce qui m’a amené à faire un baccalauréat en kinésiologie à l’Université Queen’s. J’ai appris un tas de choses sur le corps humain au cours de ces études et c’est ce qui m’a poussé à poursuivre une carrière dans le domaine de la santé. La médecine est devenue ma deuxième passion et je peux m’inspirer des expériences acquises en tant qu’athlète pour aider mes patients.

Q: Quand as-tu décidé de devenir médecin? Pourquoi?

A: La médecine a toujours été quelque chose que je me suis imaginée vouloir faire. À vrai dire, je regardais tous les épisodes de Dre Grey, leçons d’anatomie et je trouvais que ça avait l’air cool! J’ai sérieusement commencé à envisager une carrière en santé pendant mes études de premier cycle en kinésiologie. J’ai suivi beaucoup de cours liés à l’anatomie, la psychologie du sport, la physiologie, la santé et la nutrition. Mes études m’ont donné la piqûre pour le domaine de la santé, ce qui m’a amené tout naturellement vers la médecine.

Q: Comment décrirais-tu ton parcours depuis le début de tes études jusqu’à maintenant?

A: Je suis une personne totalement différente aujourd’hui de celle que j’étais en commençant mes études en médecine. Je me suis lancée en médecine en ayant une formation en sciences du sport et j’étais beaucoup plus attirée par les aspects physiques du domaine. Au début, je voulais devenir chirurgienne orthopédiste et traiter les blessures spécifiques au sport. Cependant, après avoir subi une grave blessure à la moelle épinière à la suite d’un accident de ski dans l’arrière-pays en 2018 et avoir passé plusieurs mois à l’hôpital, j’ai réalisé à quel point cette expérience directe pouvait me distinguer des autres médecins. Tout au long de mon séjour à l’hôpital, les moments qui m’ont marquée sont ceux où une personne a pris le temps de s’asseoir à mes côtés et d’avoir une bonne conversation. J’ai alors réalisé l’impact que peut avoir une bonne relation médecin-patient. C’est ce qui m’a amené à faire carrière en médecine familiale, en raison de sa nature centrée sur le patient et de son rôle dans le soutien des patients à toutes les étapes de la vie.

J’ai maintenant bouclé la boucle de mon parcours après avoir skié pour le Canada aux Jeux paralympiques d’hiver 2022 à Beijing. Le sport qui m’a amené à étudier la médecine en premier lieu me permet maintenant d'aspirer à joindre Équipe Canada comme médecin d’équipe plutôt qu'athlète. 

Q: Quel type de médecine aimerais-tu idéalement pratiquer?

A: Je fais actuellement ma résidence en médecine familiale. J’aime ce domaine parce que je suis consciente de l’impact que peut avoir un bon médecin de famille sur la vie des gens. Je veux pouvoir tisser des liens étroits avec les patients et aider les gens à mener une vie plus saine et plus heureuse. J’aime également la médecine familiale en raison de sa polyvalence et je peux choisir de me spécialiser davantage dans d’autres domaines d’intérêt. J’aimerais acquérir des compétences avancées en médecine d’urgence et en médecine sportive. Mon objectif ultime serait de devenir médecin d’équipe au sein d’une équipe paralympique canadienne.

Q: A-t-il été difficile de concilier les études avec l’entraînement et le ski?

A J’aime être occupée, alors concilier les études de médecine et l’entraînement pour le ski était un excellent moyen de m’occuper l’esprit et le corps. J’ai pu réellement parfaire mes aptitudes en gestion du temps et j’ai appris à prioriser les choses qui sont les plus importantes pour moi. 

Ce fut bien sûr difficile et stressant par moments, mais pour moi, cela en valait la peine. Je suis privilégiée de pouvoir représenter le Canada dans mon sport préféré et de poursuivre la carrière de mes rêves. 

Q: Comment se déroule ta première expérience de résidence jusqu’à présent? Quel a été le moment le plus difficile? Quel a été le moment le plus excitant?

A: Je suis résidente en médecine familiale à Gatineau, au Québec. C’est toujours un peu difficile de déménager dans un nouvel endroit et de s’adapter à un nouveau système. Pour moi, le plus grand défi est de pratiquer la médecine dans une langue qui est différente de celle dans laquelle j’ai fait mes études. Même si je suis bilingue, je ne connais pas bien la terminologie médicale en français. Cependant, je commence à me débrouiller.

Le moment le plus excitant a certainement été de recevoir mon insigne Dre Combaluzier! J’ai parcouru un long chemin pour y parvenir et il y a eu beaucoup de moments où je ne pensais pas y arriver. Je suis tout à fait emballée de pouvoir enfin travailler comme médecin au Canada!

Q: Comment comptes-tu concilier le ski de compétition et la pratique de la médecine?

A: L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi la médecine familiale comme spécialité est que ce domaine permet d’avoir un bel équilibre entre le travail et la vie personnelle. Le ski et la médecine sont tous deux très importants pour moi et je suis déterminée à trouver le juste équilibre. 

J’ai l’intention de skier autant que je le peux pendant ma résidence. Étant donné que j’habite dans la région de l’Outaouais, il y a plusieurs belles stations de ski à proximité qui me permettront de m’entraîner pendant mes temps libres, et j’espère utiliser mes congés à l’hôpital pour faire des camps d’entraînement avec l’équipe. Je sais que faire ma résidence tout en essayant de faire de la compétition de haut niveau ne sera pas facile, mais je suis ravie que les entraîneurs de l’équipe canadienne de ski para-alpin me soutiennent et soient disposés à trouver des solutions pour que cela fonctionne.

Q: Si tu avais un conseil à donner à d’autres athlètes qui souhaitent poursuivre une carrière en dehors de la compétition, que leur dirais-tu?

A: La communication est un élément clé pour parvenir à concilier le ski et une autre carrière. L’athlète doit faire preuve de grande transparence quant à ses objectifs et les communiquer clairement et efficacement. Savoir bien gérer son temps est également indispensable. Ce ne sera pas facile, mais cela en vaut vraiment la chandelle! Le fait d’avoir des passions en dehors du ski aide à prévenir l’épuisement professionnel et fait de nous une personne aux multiples talents et un meilleur athlète.

Q: Tes collègues de travail savent-ils que tu fais aussi partie de l’équipe canadienne? Quelles sont leurs réactions?

A: J’avais indiqué que je skiais pour le Canada dans le cadre de ma demande de résidence, et je pense que cela m’a aidé. Les gens ont beaucoup de respect pour les olympiens et les paralympiens parce que cela démontre une éthique de travail et une détermination remarquables. La plupart des gens sont stupéfaits de voir comment j’ai pu accomplir toutes ces choses.

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